François Grand-Clément :
la cigale et la fourmi, fable de La Fontaine transposée.
Quand on parle de fables, on ne peut occulter le grand Jean de La Fontaine qui continue encore et toujours à faire de l’ombre à ses successeurs, pourtant... Les fables ont pour objectif de pointer les «défauts» des hommes et sont donc intarissables tant nos frères sont indécrottables ! Il fallut donc réactualiser la pratique, le tout avec une pointe d’humour et de légèreté sinon ce ne serait pas du «spectacle vivant»...
Un aperçu de son spectacle :
Le colibri par Le-pistil
Les fables du Pistil : livre second -
auteur : Pistil
Le ravi et le rêveur :
Maître Pistil ,sur ses fables penché
tenait en ses mains cet ouvrage.
Maître PUBLIC à ses spectacles attaché
lui tint à peu près ce langage :
«Hé ! Bonjour Monsieur, bravo !
Que votre poésie fait du bien au cerveau ! *
Sans mentir, si ce si bel ouvrage
du précédent est l’image,
votre livre est préfixe de grands moments de joie.»
A ses mots, le Pistil ressent alors le poids
de la tâche qui lui échoit :
Ne jamais décevoir son public en émoi.
Celui-ci, ravit, lui dit : «Mon bon monsieur,
apprenez qu’il m’est plaisant
de vous voir, bien vivant,
par les vers rongés !»
Ce calembour, il n’y avait point songé !
Le Pistil, heureux et conquis,
jura qu’en une histoire ce gag serait servi.
(fable du livre second)
*** Pour plus de renseignements visitez son site : SITE WEB - quelques fables sur ce site ici.
Le fabuliste Yannick Nédélec
Prêter à rire et donner à penser », tel est le credo de Yannick Nédélec. Et voilà bien une devise de fabuliste !
La fable est un art merveilleux, où le conteur rejoint le poète, où l’humaniste se fait humoriste, où le dramaturge devient un peu clown. La fable est l’alliance idéale d’un fond consistant et d’une forme fantaisiste.
la suite sur son blog
Fable sur ce site.
La revanche du corbeau
Maître Renard, sur un arbre perché,
J'en sais aussi qui pensent que ma langue a fourché
et que j'ai dit renard à la place de Corbeau.
Pas du tout. L'oiseau était sous la branche,
cherchant une idée de revanche.
Il remarqua que son voisin
tenait en sa gueule un raisin,
qu'il venait enfin d’attraper
en haut d'une treille. Vieille histoire...
Depuis longtemps, le fruit était fripé,
mais le renard, on sait, n'aime que les grains noirs.
Monsieur du Corbeau attaqua :
« Hé, rebonjour ! Quel beau muscat !
Heu, vu d'en bas, sans flatterie aucune,
vous êtes d'une grandeur peu commune !
Si votre voix puissante... - Arrête,
je connais la chanson,
interrompit la bête,
va revoir ta leçon. »
Mais bien sûr, ce disant, il lui lâche la grappe !
Le corbeau, trop heureux, l’attrape,
savoure le dessert du railleur
(le raisin du plus fort est toujours le meilleur ! ),
et conclue : « cher ami, nous sommes quitte.
Trompeurs, attendez-vous à la pareille,
comme disait votre cigogne favorite.
Pour ce rappel, votre vendange me paye.
- Message reçu, repartit le rusé.
J'ai fait une erreur, vous égalisez.
J'ai eu le fromage, vous le dessert,
voyons par qui le café est offert. »
A ces mots, il saute et se venge
de l'oiseau de malheur, avec succès.
Au fond des bois il l'emporte, et le mange,
sans autre forme de procès.
Revanchards, maîtrisez votre orgueil.
Dent pour dent et oeil pour oeil
sont des serments d'éclopés.
Une défaite, un affront, un loupé ?
Faîtes attention en revenant au score :
souvent la belle est plus moche encore.
Voici un extrait du spectacle :
"Inspiré ? Soufflez !" le dernier spectacle de Yannick Nedelec.

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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a."






