
Un jour, ours au proportions fort réduite fut soudain prit d'une envie subite : « je veux du miel ! » s'écrit-il « tout de suite !. Mais où chercher, que je m'y précipite ! »
Dans sa forêt natale, au creux d'un très vieux tronc, milles abeilles virevoltaient autour de leur maison. « ces artisanes, petites productrices, seraient bien mal foutues si je leur prends le fruit de leur travail ». et il s'en fût. « bonne chozzze ! »dirent les butineuzzzes, d'une même voix mielleuzzze.
Aux abords d'un village, débordantes de nectar, quelques rûches bien sages lui attirent le regard.
« Quel vraiment dur labeur pour cet apiculteur, aussi point ne vais-je léser l'individu et ses zélées travailleuses ailées. » Et il s'en fût. « OUIZZZZ ! » firent-elles en secret d'une même voix sucrée.
Tout le long d'une route, des rûches bien alignées et des milliards d'abeilles toutes à besogner.
« Quelle histoire ! c'est commode, oui ! mais un peu compliqué car tant d'abeilles groupées m'auraient vite piqué ! » et il s'en fût. « … » fit le bruit du silence dans un raffut frisant l'indifférence.
Dans un supermarché, au rayon déjeuner, des centaines de pots, magnifiques bocaux, étiquettes apposées, luisent du miel doré.
« Miam ! » dit l'ours « c'est donc ça le paradis sur Terre ? » Et on l'abat.
« C'était un l'ours ! » dit la caissière.
« J'aurais mangé local, je ne serais pas mort ! ».
Qui comprend la morale, consommera t-il encore ?
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



