
Au temps où les filles naissaient dans les fleurs,
les garçons dans les choux
et les autres dans les choux-fleurs,
les cigognes travaillaient encore beaucoup…
Puis vinrent les marchands de sable,
les arracheurs de dents,
les fantômes dans les garde-robes,
les loups dans le bois,
la peur de l'enfer et celle du diable ;
qui ralentirent l'ardeur d'antan
d'aller soulever la robe
ou d'aller couper du bois.
Tranquillement les cigognes disparurent,
elles n'avaient plus de colis à transporter,
pourtant, elles le savaient, pour avoir un futur,
il faut sans cesse jardiner.
Une eut une idée, prendre des fleurs d'ailleurs
et les faire transporter ici par d'autres ailes
auprès des sans jardins qui ont du cœur,
histoire de rendre leur vie plus belle.
Puis, lorsque la cueillette devint abondante,
les cigognes reprirent leurs célèbres envolées,
donnant ainsi aux jardiniers une idée étonnante,
se remettre à jardiner et à récolter.
À ceux qui ne savent pas encore
ou qui n'ont jamais cueilli du bon fruit,
souhaitons-leur de regarder vers le nord,
du coté où les cigognes font leur nid.
Si semer enivre,
cueillir fait vivre…
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



