U
n corbeau, sur un if perché,
Ne faisait rien de ses journées.
Un lapin, remarquant l'oiseau,
S’adressa à lui en ces mots :
- Moi aussi je voudrais m'asseoir
Et ne rien faire, matins et soirs…!
Le corvidé, l’oreille au vent,
N’émet aucun inconvénient ;
Il dit que les droits syndicaux
Sont étendus aux lapereaux.
Lors, le lapin s'assied par terre,
Bien décidé à ne rien faire.
La chose eût été agréable
A celui qui souvent gambade,
Mais il était si mal planqué
Qu’il ne vit Renard arriver.
C’est ainsi que sous un grand if,
Dents aux aguets, l’œil furtif,
Le prédateur, cherchant pitance,
D’un bon civet fit abondance.
Il n’est de fable sans devise,
Celle-ci sera sans surprise :
Je clame fort que pour "buller"
Il vaut mieux être haut placé…!
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




