D
ans la savane ensoleillée,
Au milieu de la terre brûlée,
Allait en trottinant,
Un rhinocéros géant.
Gonflé de sa puissance et de sa taille,
Méprisant pour toute la valetaille,
Quoique désespérant de trouver à manger !
Coins et recoins, il devait tout fouiller,
Pour remplir sa panse démesurée.
Sa quête obsédante et effrénée
Le fit douter de ses capacités.
Soudain, au détour d’un monticule,
Une vision géante le rendit ridicule.
Sa vanité en prit un coup,
Mais il avait bien vu, il n’était pas fou !
Perchée sur quatre longues tiges,
Surmontées d’un torse géant
Et d’un cou de vertige
Une girafe ruminante de plaisir,
Cueillait des feuilles tout à loisir.
Que n’ai-je un cou si grand
Se dit le rhinocéros ventripotent !
Ravalant son dédain de tout sauf de lui-même,
Il s’adressa à la girafe sereine.
Ce lieu, pour vous Madame, semble en tout point fertile,
Mais pour un rhinocéros, parfaitement stérile.
N’apercevez vous pas de votre hauteur
Des herbes d’une belle grandeur ?
Ici dit la girafe, l’herbe pousse très mal,
Il vous faudra chercher un autre val.
Mais je ne vois rien dans cette immensité,
De votre perchoir ne pourriez vous me guider ?
Grande fille, la girafe accepta avec plaisir,
Et conduisit notre affamé
Dans une contrée privilégiée
Quelle que soit sa stature,
Il y a toujours plus grand que soi.
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Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




