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n pauvre paysan écoeuré par la vie
Voyant sa retraite s’éloigner
Et n’ pensant plus qu’à s’ suicider
Fit v’nir ses petits et leur dit
Je n’ suis plus de ce temps
J’ai trop bossé dans bien des champs
Et n'ayant plus d'économies
Ecoutez moi et faites ainsi :
Travaillez sans vous fatiguer
Vous vivrez vieux et moins courbés
Essayez d' vous faire embaucher
Pour trente cinq heures, c'est bien assez
Il n'y a pas d’ trésor dans ma terre
Gardez vos mains et profitez,
N'essayez plus de trop gratter
Dans mon travail pénible de misère
Cherchez une belle administration
Remplie d’avantages à foison
Des RTT, de longues vacances
C'est mon message de bon sens
Profitez encore davantage
En vous mettant en maladie
Même pour une grippe, restez au lit
Vous s'rez payés même sans courage
Vendez ma terre à promoteurs
Placez le fric sur des valeurs
En bourse comme les plus malins
Qui s' font du blé sur le chagrin
On a beau avoir de quoi faire
Pour gagner un petit salaire
Il vaut mieux quand même s'adapter
Aux nouvelles formes d'une société
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a."






