M
on cher Maître,
Permettez-moi de revenir sur cette aventure qu’il m’arriva en votre présence !
Il est vrai que j’ai le corps beau « quoa » que vous en disiez.
Vous êtes le seul à ne pas le « croa »-re !
Mais revenons à notre histoire, ce n’est pas que je veuille en faire un fromage mais je vous dois ici la vérité.
Mon fromage, un Président, était plein de vers et sentait mauvais ! Alors que j’étais sur le point de m’en débarrasser, je vous vis arriver au pied de mon pommier à point nommé !
Sans doute est-ce cette puanteur qui vous attira et pour cause ! Ecoutant votre discours d’une oreille attentive et intéressée, je vous semble en joie.
La raison n’est pas due à mon unicité, mais à ma duplicité !
Je lâche mon Président puant et dégoutant…
Et vous qui semblez me prendre pour une poire, êtes à ce point dupé pour vous en emparer sur le champ.
Permettez-moi de vous répondre, car à l’époque, seul mon rire heureux mais diffus m’empêcha de le faire :
« N’abusez pas de ce Président car malade il vous rendra …
Et apprenez que tout flatteur est pris aux dépens de celui qui l'écoute:
Cette leçon vaut bien un fromage, même mauvais !"
Votre cher et dévoué Maître Corbeau
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




