
A
u fond d'un bois coule une source,
Fraîches et claires sont ses eaux,
Aussitôt elle prend sa course,
Mais en formant quatre ruisseaux.
Celui du nord descend la pente,
Il va tout droit sans hésiter,
Son eau est toujours transparente,
On pourrait même s'y baigner.
Il traverse une grande plaine,
Avec d'immenses champs de blé,
Et puis se jette dans la Seine,
Perdant ainsi sa liberté.
Celui de l'est est moins rapide,
Il prend son temps pour s'élancer,
Son eau est tout aussi limpide,
Mais il aime bien paresser.
Sur ses berges poussent des aunes,
Quelques bouleaux, des peupliers,
Quand il arrive dans le Rhône,
Il s'est passé des jours entiers.
C'est vers l'ouest que prend la route,
Le troisième petit ruisseau,
Il se faufile et pris d'un doute,
Revient dormir dans son berceau.
Son eau dormante devient noire,
Après une hésitation,
Il vient se jeter dans la Loire,
Sans aucune prétention.
Celui du sud fait des méandres,
Calme parfois, souvent torrent,
Dans ses ondes nagent des sandres,
Des truites aux reflets d'argent.
Il cherche encore la Garonne,
Sans pour autant avoir souci,
Ce n'est pas celui qui se donne,
Sa liberté n'a pas de prix.
Quatre fils, quatre destinées,
Que les enfants sont différents,
Ils ne suivent pas les idées,
Que leur conseillent leurs parents.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




