
I
l était un marquis à l’immense fortune,
Il possédait des champs, des maisons, des forêts
Mais il aurait voulu se rendre sur la lune,
C’était évidemment l’un de ses grands regrets.
Chaque soir ce marquis, déployait sa lorgnette,
Regardant à travers, l’objet de son désir,
Espérant alunir au fond d’une cuvette,
Il savait malgré tout qu’il n’aurait ce plaisir.
Il en était chagrin, se lamentait sans cesse,
Et sa mauvaise humeur éloignait ses amis,
Il ne profitait plus de sa grande richesse,
C’était il faut le dire, un énorme gâchis.
Non loin de son château, au bord d’une rivière,
A l’écart du hameau, habitait un manant
Il était bûcheron, un homme sans manière,
Il avait une femme et un petit enfant.
Coupant, sciant du bois au long de la journée,
L’homme était bienheureux quand arrivait le soir,
Et après le diner, devant sa cheminée,
C’est avec grand plaisir qu’il venait s’y asseoir.
Mes chers amis lecteurs, ceci est une histoire,
Le marquis fortuné coulait des jours heureux,
Quand au pauvre manant, si j’ai bonne mémoire,
Il est mort épuisé, bien avant d’être vieux.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




