Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
...lire la suite.
La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
...lire la suite.

Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
...lire la suite.

 
 

Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 

Phèdre



Les fables de Phedre.




II. Ranae regem petunt.




Athenae cum florerent aequis legibus,
procax libertas civitatem miscuit,
frenumque solvit pristinum licentia.
Hic conspiratis factionum partibus
arcem tyrannus occupat Pisistratus.
Cum tristem servitutem flerent Attici,
non quia crudelis ille, sed quoniam grave
omne insuetis onus, et coepissent queri,
Aesopus talem tum fabellam rettulit.
'Ranae, vagantes liberis paludibus,
clamore magno regem petiere ab Iove,
qui dissolutos mores vi compesceret.
Pater deorum risit atque illis dedit
parvum tigillum, missum quod subito vadi
motu sonoque terruit pavidum genus.
Hoc mersum limo cum iaceret diutius,
forte una tacite profert e stagno caput,
et explorato rege cunctas evocat.
Illae timore posito certatim adnatant,
lignumque supra turba petulans insilit.
Quod cum inquinassent omni contumelia,
alium rogantes regem misere ad Iovem,
inutilis quoniam esset qui fuerat datus.
Tum misit illis hydrum, qui dente aspero
corripere coepit singulas. Frustra necem
fugitant inertes; vocem praecludit metus.
Furtim igitur dant Mercurio mandata ad Iovem,
adflictis ut succurrat. Tunc contra Tonans
"Quia noluistis vestrum ferre" inquit "bonum,
malum perferte". Vos quoque, o cives,' ait
'hoc sustinete, maius ne veniat, malum'.

2. LES GRENOUILLES QUI DEMANDENT UN ROI.

      Lorsque Athènes florissait sous des lois égalitaires, une liberté effrénée mit le trouble dans l'État. et la licence rompit ses vieilles entraves. Alors, grâce à un complot de différents partis politiques, Pisistrate usurpe le pouvoir et s'empare de la citadelle. Les Athéniens déploraient leur malheureuse servitude; non pas que Pisistrate fût cruel, mais tout joug est pesant aux épaules qui n'y sont pas habituées. Comme ils s'étaient mis à se plaindre de leur fardeau, Ésope leur raconta cet apologue à peu près en ces termes.
Les grenouilles errant en liberté dans leurs marais demandèrent à grands cris à Jupiter un roi capable de réprimer par la force le désordre de leurs mceurs. Le père des dieux se mit à rire et leur donna pour roi un petit soliveau dont la chute au milieu du marais, par l'agitation soudaine et le bruit qu'elle fit, épouvanta la gent peureuse. Plongé dans la vase, il était immobile depuis assez longtemps. Par hasard une grenouille lève sans bruit la tête hors de l'eau, examine bien le roi, puis appelle toutes ses compagnes. Bannissant toute crainte, elles accourent à la nage en luttant de vitesse et leur troupe saute brutalement sur, la pièce de bois. Après lui avoir fait essuyer toutes sortes d'outrages, elles envoyèrent des députés à Jupiter pour demander un autre roi, celui qu'il leur avait donné n'étant, disaient-elles, bon à rien.
Alors le dieu leur envoya une hydre qui, d'une dent cruelle, se mit à les manger l'une après l'autre. C'est en vain qu'elles essaient de fuir la mort, impuissantes à se défendre. La peur arrête leur voix dans leur gosier. Elles chargent donc secrètement Mercure d'une mission auprès de Jupiter pour obtenir son secours dans le malheur qui les accable. Le dieu alors de leur répondre : «Puisque vous n'avez pas voulu supporter votre bonheur, subissez maintenant votre malheur jusqu'au bout. » Vous aussi, citoyens, dit Ésope, endurez le malheur présent, de peur qu'il ne vous en arrive un plus grand. »


 






 

 

 



 

Les 50 pages les plus visitées Liens  Partenaires Webmaster Plan du site  Actualités des fabulistes.
Si vous avez des suggestions à apporter, des commentaires à faire au sujet d'une fable et d'un fabuliste ou des corrections à signaler. Merci d'avance. Contact.
  © Copyright 2005/2008. www.shanaweb.net tous droits réservés.