S
olet a despectis par referri gratia.
Panthera inprudens olim in foueam decidit.
Videre agrestes; alii fustes congerunt,
alii onerant saxis; quidam contra miseriti
periturae quippe, quamuis nemo laederet,
misere panem ut sustineret spiritum.
Nox insecuta est; abeunt securi domum,
quasi inuenturi mortuam postridie.
At illa, uires ut refecit languidas,
ueloci saltu fouea sese liberat
et in cubile concito properat gradu.
Paucis diebus interpositis prouolat,
pecus trucidat, ipsos pastores necat,
et cuncta uastans saeuit irato impetu.
Tum sibi timentes qui ferae pepercerant
damnum haut recusant, tantum pro uita rogant.
At illa: "Memini quis me saxo petierit,
quis panem dederit; uos timere absistite;
illis reuertor hostis qui me laeserunt."
II - La Panthere et le Berger.
C'est l'habitude de ceux qui ont été méprisés de rendre
mesure pour mesure.
Une panthère, par mégarde, tomba un jour dans une
fosse. Des paysans l'ayant vue, les uns font pleuvoir sur
elle des bâtons, les autres l'accablent de pierres; quelquesuns
au contraire, pris de pitié à la pensée qu'elle devait
périr sans même qu'on lui fît du mal, lui jetèrent du pain
pour prolonger sa vie. La nuit arriva. Tous rentrent chez
eux l'esprit tranquille, croyant bien trouver la bête morte
le lendemain. Mais quand elle eut refait ses forces affaiblies,
d'un bond agile elle s'échappe de la fosse et se hâte à vive allure vers son gîte. Quelques jours plus tard, elle
prend son élan, égorge le bétail, tue les bergers eux-mêmes
et donne libre cours à sa fureur impétueuse en dévastant
tout. Alors, tremblant pour eux-mêmes, ceux qui avaient épargné la bête sauvage ne refusent pas de perdre leur
bétail, ils lui demandent seulement la vie sauve. «Je me
souviens, dit-elle, de qui m'a jeté des pierres et de qui m'a
donné du pain. Vous, n'ayez aucune crainte. Je ne reviens
en ennemi que pour ceux qui m'ont fait du mal.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



