I
oculare tibi uidemur: et sane leui,
dum nil habemus maius, calamo ludimus.
Sed diligenter intuere has nenias;
quantum in pusillis utilitatem reperies!
Non semper ea sunt quae uidentur: decipit
frons prima multos, rara mens intellegit
quod interiore condidit cura angulo.
Hoc ne locutus sine mercede existimer,
fabellam adiciam de mustela et muribus.
Mustela, cum annis et senecta debilis
mures ueloces non ualeret adsequi,
inuoluit se farina et obscuro loco
abiecit neclegenter. Mus, escam putans,
adsiluit et comprensus occubuit neci;
alter similiter, deinde perit et tertius.
post aliquot uenit saeculis retorridus,
qui saepe laqueos et muscipula effugerat;
proculque insidias cernens hostis callidi,
"Sic ualeas," inquit, "ut farina es, quae iaces!"
II. La Belette et les Rats.
Ces fables peuvent te paraître des plaisanteries, car il est vrai que je joue avec mon style léger, lorsque je n'ai rien de mieux à faire; mais lis ces bagatelles avec attention, et tu verras combien d'utiles leçons elles renferment. Les choses ne sont pas toujours telles qu'elles paraissent. Au premier coup d'œil, bien des gens sont souvent éblouis ; mais un esprit éclairé soulève le voile et découvre la pensée de l'auteur. Je ne parle pas sans preuve, et, à l'appui de ce que j'avance, je citerai la fable de la Belette et des Rats. Une vieille Belette, affaiblie par les années, ne pouvait plus atteindre les Bats dans leur fuite rapide. Elle se couvrit de farine, et se mit négligemment dans un coin obscur : un Rat, croyant avoir trouvé quelque bon morceau, saute dessus; mais aussitôt il est pris et croqué ; bientôt un second est expédié de même, puis un troisième, puis quelques autres encore. Enfin, vint un vieux malin qui souvent avait évité maints pièges et maintes ratières : du plus loin qu'il aperçut la ruse de la fine Belette, il lui dit :
" Je te souhaite bonne santé, aussi vrai que tu es bonne farine. "
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



