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ormica et musca contendebant acriter,
quae pluris esset. Musca sic coepit prior:
"Conferre nostris num potes te laudibus?
Moror inter aras, templa perlustro omnia;
ubi immolatur, exta praegusto deum;
in capite regis sedeo cum uisum est mihi,
et matronarum casta delibo oscula;
laboro nihil atque optimis rebus fruor.
Quid horum simile tibi contingit, rustica?"
"Est gloriosus sane conuictus deum,
sed illi qui inuitatur, non qui inuisus est.
Aras frequentas? Nempe abigeris quom uenis.
Reges commemoras et matronarum oscula?
Super etiam iactas tegere quod debet pudor.
Nihil laboras? Ideo, cum opus est, nihil habes.
Ego grana in hiemem cum studiose congero,
te circa murum pasci uideo stercore;
mori contractam cum te cogunt frigora,
me copiosa recipit incolumem domus.
aestate me lacessis; cum bruma est siles.
Satis profecto rettudi superbiam."
Fabella talis hominum discernit notas,
eorum qui se falsis ornant laudibus,
et quorum uirtus exhibet solidum decus.
XXII. La Fourmi et la Mouche.
La Fourmi et la Mouche contestaient assez vivement de leur prix. La Mouche commença la querelle en disant : « Peux-tu bien comparer ta position à la mienne ? dans les sacrifices, je goûte la première les entrailles des victimes; j'établis ma demeure sur les autels , et je parcours ainsi tous les temples sacrés. Je siège sur le front des rois, et, si je veux même, je cueille un baiser sur la bouche de la femme la plus chaste : je ne fais rien et je jouis des plus beaux avantages. Eh bien! est-il dans ton existence quelque chose de comparable, misérable campagnarde? — Sans doute, répondit la Fourmi, il est. glorieux de siéger au banquet des Immortels, mais comme convive, et non comme parasite importun. Tu habites les autels; mais, dès que l'on t'y aperçoit, on te chasse. Tu parles de rois, de baisers surpris aux dames : folle! tu te vantes là de choses que, par pudeur, tu devrais cacher. Tu ne fais rien ; mais aussi, lorsque le besoin se fait sentir, tu n'as rien. Tandis que j'amasse avec ardeur quelques grains pour mon hiver , je te vois voltiger le long des murs, cherchant un honteux repas. L'été, tu me fatigues de tes bourdonnemens ; pourquoi te tais-tu donc l'hiver? Lorsque le froid te saisit et te tue, je rentre saine et sauve dans ma demeure, où je trouve l'abondance. En voilà assez, je crois, pour rabattre ton orgueil. »
Cette fable nous apprend à connaître deux caractères différens , celui de l'homme qui fait parade de faux avantages, et celui de l'homme dont la verLu brille d'un solide éclat.
Fables liées : Nevelet De musca et formica.
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Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
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