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alus cum sutor inopia deperditus
medicinam ignoto facere coepisset loco
et uenditaret falso antidotum nomine,
uerbosis adquisiuit sibi famam strophis.
Hic cum iaceret morbo confectus graui
rex urbis, eius experiendi gratia
scyphum poposcit: fusa dein simulans aqua
illius se miscere antidoto toxicum,
combibere iussit ipsum, posito praemio.
Timore mortis ille tum confessus est,
non artis ulla medicum se prudentia,
uerum stupore uulgi, factum nobilem.
Rex aduocata contione haec edidit:
'Quantae putatis esse uos dementiae,
qui capita uestra non dubitatis credere,
cui calceandos nemo commisit pedes?'
Hoc pertinere uere ad illos dixerim,
quorum stultitia quaestus impudentiae est.
14. Le Cordonnier et le Medecin.
Un mauvais Cordonnier, mourant de faim, alla exercer la médecine dans un pays où il n'était pas connu. Il vendait de faux antidote, et par son verbiage et son charlatanisme, il se fit bientôt une réputation. Le gouverneur de la ville, qu'une grave maladie retenait au lit, voulut mettre son savoir à l'épreuve. Il demanda une coupe, y versa de l'eau,et feignit de mêler du poison à l'antidote du prétendu médecin ; puis , il lui ordonna de boire, lui promettant une récompense. La peur de la mort fît alors avouer à notre homme, que ce n'était pas à ses talents en médecine, mais à la sottise du vulgaire, qu'il devait sa réputation.Le gouverneur fît assembler les habitants, et leur dit: «Pensez un peu quelle folie vous aveugle; vous confiez vos têtes sans hésiter, à qui personne n'a voulu donner ses pieds à chausser. »
Ceci regarde, à mon avis, ceux qui par leur sottise enrichissent l'i impudence.
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La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



