Duo Milites et Latro.   

D

uo cum incidissent in latronem milites,
unus profugit, alter autem restitit
et uindicauit sese forti dextera.
Latrone excusso timidus accurrit comes
stringitque gladium, dein reiecta paenula
"Cedo" inquit "illum; iam curabo sentiat
quos attemptarit." Tunc qui depugnauerat:
"Vellem istis uerbis saltem adiuuisses modo;
constantior fuissem uera existimans.
Nunc conde ferrum et linguam pariter futilem.
Vt possis alios ignorantes fallere,
ego, qui sum expertus quantis fugias uiribus,
scio quam uirtuti non sit credendum tuae."
Illi adsignari debet haec narratio,
qui re secunda fortis est, dubia fugax.



II - Les voyageurs et le Voleur.

Et son courage en eut bientôt fait justice. Le Voleur tué, le timide compagnon accourt, tire son glaive, jette son manteau par terre, puis s écrie "Laisse-le venir, il apprendra à qui il a affaire. " Celui qui s'é­tait réellement battu lui répondit : « J'aurais bien voulu entendre tout-à-l'heure ces belles paroles; elles m'auraient secondé et donné plus de force. car alors je pou­vais les croire sincères; mais maintenant, rengaine ton épée et ta langue futile, tu pourras t'en servir pour en imposer à ceux qui ne le connaissent pas. Quant à moi, j'ai vu avec quelle rapidité tu fuyais, et je sais à quoi m'en tenir sur ton courage.

" Cette fable s'adresse à relui qui fait le brave lorsqu'il n'y a rien à craindre, et qui s'enfuit au premier péril.



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