I
nter capellas agno palanti canis
"Stulte" inquit "erras; non est hic mater tua."
Ouesque segregatas ostendit procul.
"Non illam quaero quae cum libitum est concipit,
dein portat onus ignotum certis mensibus,
nouissime prolapsam effundit sarcinam;
uerum illam quae me nutrit admoto ubere,
fraudatque natos lacte ne desit mihi."
"Tamen illa est potior quae te peperit." "Non ita.
Beneficium sane magnum natali dedit,
ut expectarem lanium in horas singulas!
Vnde illa sciuit niger an albus nascerer?
Age porro, parere si uoluisset feminam,
quid profecisset cum crearer masculus?
Cuius potestas nulla in gignendo fuit,
cur hac sit potior quae iacentis miserita est,
dulcemque sponte praestat beneuolentiam?
Facit parentes bonitas, non necessitas."
"His demonstrare uoluit auctor uersibus
obsistere homines legibus, meritis capi."
XV - Le Chien et L'Agneau.
Comme un agneau bêlait parmi des chèvres, un chien lui dit : «Pauvre sot, tu te trompes; ta mère n'est pas ici», et il lui montra les brebis parquées loin de là. «Je ne la cherche point, répond l'agneau, celle qui conçoit en n'obéissant qu'à son caprice, qui porte son fardeau sans le connaître pendant la période fixée et à la fin, quand il lui échappe, le laisse aller à terre comme un bagage. Celle que je cherche, c'est celle qui me nourrit en m'offrant sa mamelle et qui dérobe à ses enfants une part de son lait pour que je n'en manque pas.»
- «Cependant celle que tu dois préférer, c'est celle qui t'a donné le jour.»
- Non certes. A-t-elle su seulement si je serais noir ou blanc ? Au surplus, eût-elle voulu mettre bas une femelle, comment y aurait-elle réussi, puisque je venais au jour avec le sexe mâle. Il est beau assurément, ce bienfait que j'ai reçu d'elle à ma naissance, d'avoir à attendre le boucher d'heure en heure ! Si donc elle n'a rien pu sur ma naissauce, pourquoi me serait-elle plus que celle qui a eu pitié de mon abandon et qui d'elle-même me témoigne un tendre dévouement?
Ce qui crée la parenté, c'est la bonté, et non les liens de la nature. Par ces vers l'auteur a voulu démontrer que les hommes sont rebelles aux commandements des lois et se laissent prendre par les bienfaits.
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La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



