Q
uidam immolasset uerrem cum sancto Herculi,
cui pro salute uotum debebat sua,
asello iussit reliquias poni hordei.
Quas aspernatus ille sic locutus est:
"Libenter istum prorsus adpeterem cibum,
nisi qui nutritus illo est iugulatus foret."
Huius respectu fabulae deterritus,
periculosum semper uitaui lucrum.
Sed dicis: "Qui rapuere diuitias, habent."
Numeremus agedum qui deprensi perierunt;
maiorem turbam punitorum reperies.
Paucis temeritas est bono, multis malo.
IV - L'Homme et l'Ane.
Un Homme immola un verrat au divin Hercule ; c'était un vœu qu'il avait fait pour le recouvrement de sa santé : il fit donner à son Ane le reste de l'orge du porc. Mais l'Ane ne voulut pas y toucher, et dit : "J'accepterais volontiers cette orge , si l'on n'avait pas égorgé celui qui d'abord en a été nourri. "
Effrayé par les réflexions que fait naître cette fable, j'ai toujours évité la possession d'un bien qui aurai pu cacher quelque péril. Mais le lecteur me dira : Ceux qui ont pris des richesses les possèdent. — Comptons un peu le nombre des voleurs arrêtés et condamnés à mort, nous en trouverons un bien plus grand nombre que d'impunis. La témérité réussit à peu de monde; elle est funeste à bien des gens.
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La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



