Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
Tandis qu'avec sa femme ,
Antoine un soir causait
Des caprices de la fortune,
Qui, par mêmes moyens, sans différence aucune,
Ruinait l'un, et l'autre enrichissait,
Ses enfans , suivant la coutume ,
Près la chandelle se jouant,
L'un d'eux la souffle et l'éteint à l'instant,
L'autre la souffle et la rallume.
Àh ! dit Antoine , je vois bien
Qu'il peut sortir de même source ,
Tantôt le mal, tantôt le bien :
L'un, en soufflant, emplit sa bourse ,
L'autre, en soufflant, n'y laisse rien.