Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 
VITALLIS , ( Antoine )


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I.Le Jardinier et le Groseiller.
A mon fils Henry, âgé de 7 ans.
Laissez dire les sots , le savoir a son prix,
La Fontaine.



Mon fils, de ta faible raison
Il est bien tems de faire usage;
C'est précisément à ton âge
Que le travail est de saison.
Tu doubleras ta jouissance
En le mêlant à tes amusemens :
Aux jeux de ta première enfance
Dérobe donc quelques momens.
Je vais te conter une fable
Dont les acteurs sont sous tes yeux ;
Ce que l'on voit se comprend mieux,
Et le faux parait vrai, dès qu'il est vraisemblable,
Dans une haie , au bord d'un grand chemin,
Un groseiller croissait, sans soins et sans culture ;
A peine montrait-il quelque peu de verdure ;
Mais pour du fruit ! pas plus que sur ma main.
Un jardinier le prit ; le mit en son jardin ,
Dont la terre était préparée ;
Engrais , labours et tout ce qui s'ensuit,
Rien ne fut épargné ; dès la première année,
Le groseiller fut tout couvert de fruit,
Les noirs soucis, la jalousie,
Mille chagrins, mille dégoûts
Sont les épines de la vie ;
C'est la haie où nous naissons tous;
Le groseiller , dans l'état de nature ,
C'est toi, mon fils, en ce moment ;
Le jardinier, c'est moi, certainement ;
L'étude sera la culture,
Et le fruit sera le talent,

 






 

 

 



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