Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
VITALLIS , ( Antoine )
VITALLIS , ( Antoine )
Antoine Vitallis, né le 11 Novembre 1749 (date de la mort inconnue) a écrit quatre livres de 26 fables
dont quelques ne sont pas sans mérite
car une trentaine
de ses fables ont du naturel, de l'esprit, et
surtout le mérite de la brièveté.
A par cela , on ne connait pas d'avantage sur Vitallis.
VITALLIS , ( Antoine ), Ce fabuliste Français est presque inconnu de nos jours, mais il était autrement de son temps, si l'on juge par la description très aventageuse, que fait Louis François Jauffret dans cette lettre :
Lacombe, 18 octobre 1815.
"J'au eu l'avantage , Mademoiselle , de connaître à Paris, en 1796, M. Vitallis, auteur d'un charmant
Recueil de fables.
L'auteur, père de famille estimable , avait cultivé les lettres dans l'obscurité , et n'avait adopté le genre de l'apologue que pour pouvoir cacher
quelques vérités hardies sous le voile ingénieux de
la fiction.
Dans la préface de son Recueil , le nouveau fabuliste
compare d'abord le champ de l'apologue à une vigne toute dégarnie. « La Fontaine , jouissant
de la priorité, y a fait, dans le temps , ses vendanges
complètes. Lamotte , un peu plus tard , a
fait son profit de quelques grappes moins succulentes
que La Fontaine avait dédaignées. Panard ,
Fuzelier, Aubert, Lemonnier, Florian, sont venus
après , et ont su exprimer encore un suc nourricier de quelques grappes aigrelettes. J'arrive le
dernier, dit notre auteur, et quand les vendanges
sont faites, qu'aurai-je donc en mon panier? »
Le public fera la réponse ; il placera sans doute
l'auteur au nombre de ces poètes qu'il cite lui-
même , et qui, dans la vigne vendangée par La
Fontaine et Lamotte, ont su cueillir encore quelques-
unes de ces grappes éparses de loin en loin, et
mûries par le soleil paresseux de l'automne , sur
les rameaux déjà dépouillés de verdure.
Les fables d'Antoine Vitallis, imprimées avec
beaucoup de soin, ont un mérite supérieur au mérite
typographique. On ne peut les lire sans en aimer,
sans en estimer l'auteur. Bon époux et bon
père , il trouve tout son bonheur dans son petit
ménage, et il ne s'en cache pas. Plusieurs de ses
fables ont été adressées à ses enfans, et n'ont été d'abord composées que pour eux. Il adresse la
première à son fils Henri, alors âgé de sept ans ;
une autre à sa fille Caroline, une autre à sa femme." Lettres sur les fabulistes, anciens et modernes De Louis François Jauffret - LETTRE CXXXIII. tome III - 1827