T
ayaut, Tayaut ! Attrape, attrape ! »
C'est ainsi qu'un matin on entendait crier
Un chasseur envoyant son chien dans un hallier Tayaut! »
D'où sort un lièvre qui s'échappe.
« Cherche bien, cherche encor, cherche, mon bon
Le chien trouve la piste et s'élance aussitôt,
Nez par terre, aboyant, frétillant de la queue,
Trouant buisson, sautant ruisseau;
Se déchirant patte et museau :
Il fait ainsi plus d'une lieue.
Enfin, son lièvre, il le tenait,
Il venait de l'étrangler net
Et triomphant, hurlant de joie.
S'apprêtait à se régaler;
Mais voici le chasseur : « Tayaut, lâche la proie !
A bas, gourmand, à bas ! » Cravache de siffler
Et, hurlant de douleur, Tayaut de détaler.
Pauvres humains, c'est bien là notre histoire !
Se dit un laboureur qui les considérait ;
Ainsi par monts, par vaux, sans aucun temps d'arrêt,
Nous poursuivons la fortune ou la gloire ;
Puis de tant de travaux quand nous sommes au bout.
La mort arrive et nous prend tout.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




