C
ertain écureuil charitable,
Moins prévoyant que généreux,
Passait ses jours à faire des heureux.
Rats et souris s'asseyaient à sa table
Et là, rongeant ses noix, les joyeux commensaux,
Vantaient et leur reconnaissance
Et le traiteur et les morceaux.
Mais l'homme un jour vint troubler la bombance ;
Ce tyran qui n'épargne rien
Déracina le pin qui servait de soutien
A l'hospitalière demeure.
L'écureuil, ruiné, courut à ses amis
Et crut tout naturel de transporter sur l'heure
Ses pénates à leur logis.
Hélas ! combien il fut surpris
De trouver partout porte close !
On vous le consola très-fort,
Mais pour l'aider, pas l'ombre d'un effort;
Il s'agissait bien d'autre chose !
L'un disait : Je vous plains, car vous méritiez mieux;
Un autre : Puissiez-vous être assisté des deux!
Un troisième : Ce m'est une peine cruelle
De ne pouvoir vous héberger;
Mais tout est plein chez moi : j'ai famille nouvelle!
Elle m'attend, adieu, je lui porte à manger.
Faire le bien pour la reconnaissance,
Temps perdu! Cherchons-en plus haut la récompense.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




