JADIS,un tondeur de troupeaux,
D'un coup de ses cruels,ciseaux,
Présent de la Parque inflexible,
A Robin le mouton, d'humeur douceet paisible,
Ravit, par trahison,
Des brins de sa toison;
Puise en fait de liens; puis, de sa main pesante,
Et, des liens qu'elle a fournis,
La garrotte et la livre aux ciseaux ennemis,
Qui tondent à leur gré la bête.
Lors, esclave dans sa toison,
Notre pauvre mouton
Dit, d'un accent plaintif, levant un peu la tête :
—O Dieux vengeurs! l'ai-je bien vu ?
Hélas! faut-il que nôtre laine,
Ce beau présent des cieux, devienne notre chaîne!
N'est-ce donc pas assez, helas! d'être tondu?
De nos premiers deniers, au milieu des alarmes,
Les tyrans achètent des armes;
Avec du fer ils ont de l'or;
Et bientôt, semant leur trésor,
Ils font, au gré de leur caprice,
Prophétiserles saints et parler la justice.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




