D
ans un vallon chargé d'épis.
Sous l'abri protecteur de la moisson flottante,
Une alouette prévoyante
Avait déposé ses petits.
Une poule, en ce lien paissant à l'aventure,
La rencontre au moment où, volant à leurs cris,
Le bec chargé de nourriture,
Elle regagnait son logis.
« Heureuse mère, lui dit-elle,
Tu les réchauffes de ton aile ;
Tu jouis en repos des fils qui te sont chers ;
Tu les nourris sans trouble; et ta jeune famille,
Avant que la moisson tombe sous la faucille,
Aura pris l'essor dans les airs.
Et moi, je cherche en vain où cacher ma couvée ;
A peine ai-je pondu qu'elle m'est enlevée;
Et l'avare fermier me prive chaque jour
Des tristes fruits de mon amour.
— Je ressens ta douleur arrière,
Lui répond la fille des champs ;
Mais ne t'en prends qu'à toi, ma chère.
A peine as-tu connu le plaisir d'être mère,
Que tu fais retentir les échos de tes chants.
Ton orgueil te décèle au fermier qui t'épie.
Ne cherchons point à faire envie.
Cachons notre bonheur pour en jouir longtemps.
On le risque toujours quand on s'en glorifie.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




