D
éjà dès l'aube, à son réveil,
Grave comme un curé récitant son bréviaire.
Un philosophe, assis au bord de la rivière,
Compte les taches du soleil.
Il veut les reconnaître avec exactitude,
Sans en plus oublier, pour cela tous les jours
Il fait nouveau calcul, il fait nouvelle étude,
Qu'après nouvelle erreur il refera toujours.
Tout à ce grand problème, il n'a pas d'autre envie.
Un jeune homme, formant le pendant du tableau,
Là, passe également la moitié de sa vie :
Lançant pierre sur pierre il fait des ronds sur l'eau.
Et, les yeux sur la nappe immense,
A tout instant il recommence.
Ils vivent tous les deux en très-bonne amitié,
Tout en se regardant l'un l'autre avec pitié.
Chacun prend son plaisir où son plaisir il trouve,
Ce qu'on a vu plus haut le prouve.
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




