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n jour la Vérité, dans une grande place,
Montrait, pour de l'argent, un magique miroir.
Oh! oh! dit le public, c'est une chose à voir!
Le monde y court. La merveilleuse glace
Avait entre autres le pouvoir,
Quand on fixait les yeux sur sa surface,
D'en apprendre bien plus qu'on n'en voulait savoir.
Le faux dévot, la coquette, la prude,
Le traître, l'ingrat, le méchant.
L'orgueilleux, le faquin, le brutal, le pédant
Venaient des curieux grossir la multitude :
Bref, chacun y voyait ses défauts découverts,
On rougissait, on ne savait que dire.
Mais ai-je bien les yeux ouverts !
On les frotte, on les ouvre, et puis on se remire :
Mêmes objets de nouveau sont offerts.
Au diable le miroir!
On s'y voit de travers ; Bonsoir,
la Vérité, gardez votre vitrage;
Et puis, sans la payer, on lui dit bon voyage.
Pour s'enrichir, la Vérité Avait sans doute pris le change :
La fortune n'est pas pour la sincérité.
Nous ne payons que la louange.
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




