Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
Les fabulistes , Tomás de Iriarte .
Tomás de Iriarte.
Fabuliste espagnol.
Iriarté est en 1750 et ses fables parurent en 1782, deux ans après son poème de la musique. Il mourut en 1791. Son poème de la musique fut traduit en vers italiens, par l'abbé Ant. Gania. Venexia, 1789. Et en vers anglais, par John Belfour. London, 1807. Quant à ses Fables littéraires, elles ont été traduites en vers français, par J. B. La Nos - [1801], qui, malgré, ou peut-être à cause de son exactitude, est resté bien au-dessous de Florian.
Une polémique fâcheuse, une guerre de libelles révéla au public la jalousie des deux poètes; Navarrete, qui a écrit la Vie de Samaniego - Coleccion de Quintana - prit parti contre Iriarte .
La fable littéraire, forme de critique aussi modérée qu'ingénieuse, dont Thomas Iriarte, poète contemporain, était l'inventeur.
Plusieurs fables de Iriarté ont été traduites par Florian. Peut-être que les origines Ibériques de la mère de Florian , y sont pour quelque chose. Florian reconnait volontier s'être inspiré et même copié les fables de Iriarté. Les travaux de Florian avaient été entrepris sous une inspiration si touchante . Fils d'une Espagnole, qui était morte en lui donnant le jour, il avait voulu parler la langue que parlait sa mère; on eût dit qu'il espérait retrouver le son de sa voix dans les modulations de la poésie castillane; il cultivait avec amour tous les auteurs qu'elle avait aimés, et chaque fleur qu'il leur dérobait était ajoutée à la couronne qui devait orner sa tombe. Si la France était la patrie de son coeur, l'Espagne était la patrie de son imagination.