P
ar une nuit d'un azur sombre,
Bien que piqué de feux sans nombre.
Une étoile montait au bord de l'horizon.
En même temps sur cette terre,
Entre quelques brins de gazon
Qu'il éclairait de sa faible lumière,
Un pauvre petit ver luisait sa manière.
L'étoile lui dit : « Avorton !
Aussitôt qu'apparaît ma face radieuse,
Tu devrais t'empresser de souffler ta veilleuse.
Ce serait au moins de bon ton. »
Le ver lui répondit : « Reine de l'Empyrée,
Je n'ai pas l'intention,
Ni la sotte prétention,
D'offusquer les clartés de la voûte azurée.
Je sais me contenter de mon sort ici-bas !
Et ne souhaite pas le vôtre,
Bien que vous le jugiez bien supérieur au nôtre.
Vous trônez : Moi, je n'y tiens pas.
Votre destin est grand, mais c'est toujours le même !
Sans trêve, sans plaisir, il vous faut chaque jour
Montrer à point nommé — tel est l'ordre suprême —
Votre lumière froide et blême.
Moi, je vis à ma guise, au hasard, tour-à-tour
Obscur ou lumineux. Et ma joie est extrême,
Car je ne luis qu'autant que j'aime :
Ma lumière est faite d'amour. »
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




