La vigne se plaignait un jour au vigneron
De ce qu'il lui coupait maint et maint rejeton
Dont le feuillage épais et le bois inutile,
Loin de la rendre plus fertile,
Epuisaient en vain sa vigueur.
Eh! pourquoi donc, lui disait-elle,
Me traitez-vous avec tant de rigueur?
Pour mon bien vous montrez du zèle;
Je suis l'objet de vos sueurs ;
Vous m'aimez, cependant vous m'arrachez des pleurs
L'amour est-il doncsi sévère?
—Que vous pénétrez peu dans mon intention!
Lui répondit le prudent vigneron.
Vous croyez que ces coups partent de ma colère;
Ah! connaissez mieux mon dessein :
Dansle mal que j'ai pu vous faire,
Votre intérêt a seul conduit ma main.
Si je ne coupais point tout ce bois inutile,
Vous finiriez par devenir stérile ;
Au lieu qu'en vous faisant répandre quelques pleurs,
Je vous rends beaucoup plus fertile,
Et de Bacchus sur vous j'attire les faveurs.
C'est à vous, jeunes gens, que ma fable s'adresse;
Connaissez à ces traits l'amour et la sagesse
De ceux qui veillent sur vos moeurs.
S'ils vous font quelquefois éprouver leurs rigueurs,
Ce n'est pas que pour vous ils manquent de tendresse;
Ils cherchent seulement à vous rendre meilleurs.
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




