A
u beau milieu de février,
Un jeune abricotier qué parait déjà Flore,
Insultait follement à certain vieux poirier
Que nulles fleurs n'ornaient encore.
— Elles viendront quand il faudra.
Les tiennes, mon enfant, s'empressent trop d'éclore,
Et tant de gloire te perdra...
— Bon ! bon ! On en dira tout ce que l'on voudra ,
Je n'en chéris pas moins l'éclat qui me décore.
Cet éclat-là ne dura pas.
L'hiver, qui paraissait faire grâce à la terre,
Pour lui renouveler une cruelle guerre,
Tout à coup revint sur ses pas :
Adieu les fleurs, adieu l'empire
De notre abricotier, joyeux à contre-temps;
Et ce que j'y trouve de pire,
Adieu les fruits, en même temps.
D'une trop brillante jeunesse,
L'éclat prématuré doit blesser la raison :
Tant de fleurs, qui d'abord paraissent à foison ,
Tiennent rarement leur promesse :
Tout doit venir dans sa saison.
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by









"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




