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égésippe Moreau fut un enfant naturel, et issu d'une famile pauvre. Il porta un nom qui ne lui appartenait pas. Il naquit à paris le 9 avril 1810. Tout petit il accompagna ses parents, où son père trouva une place de professeur au collège.
Son père mourut très tôt, sa mère décéda peu après. Madame, F*** garda avec elle l'horphelin et veilla sur lui. Au petit séminaire il composa ses premiers vers à l'âge de douze ans.
20 décembre 1838 à l'âge de vingt-huit ans, son âme s'envola vers le ciel. A sa mort il fut désigné non pas par son nom, Hégésippe Moreau, mais par le numéro 12. Sa courte existence fut marquée surtout par des drames et des malheurs.
Amoureux fou et sincère d'une femme mariée, il mourut jeune de "la phtisie".
Presque inconnu pendant de son vivant, on découvrît véritablement son talent qu'après sa mort. Son œuvre se résume dans le Myosotis (1838).
Voici comment son beau talent a été apprécié par M. Sainte-Beuve :
« Moreau est un poète; il l'est par le cœur, par l'imagination, par le style : mais chez lui rien de tout cela, quand il mourut, n'était achevé et accompli. Ces trois parties essentielles du poëte n'étaient pas arrivées à une pleine et entière fusion. Il allait, selon toute probabilité, s'il avait vécu, devenir un maître, mais il ne l'était pas encore. Trois imitations chez lui sont visibles et se font sentir tour à tour : celle d'André Chénier dans les ïambes, celle surtout de Barthélémy dans la satire, et celle de lié ranger dans La chanson. Dans ce dernier genre pourtant, quoiqu'il rappelle Béranger, Moreau a un caractère à lui, bien naturel, bien franc et bien poétique; il a du drame, de la gaieté, de l'espièglerie, un peu libertine parfois, mais si vive et si légère qu'on la lui passe. »
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