Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
...lire la suite.
La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
...lire la suite.

Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
...lire la suite.

 
 

Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 
 L'Abbé M.N.S Guillon .



 L'Abbé M.N.S Guillon .( Marie-Nicolas-Silvestre)

Professeur, écrivain et humaniste français.


   GUILLON ( Marie-Nicotas-Silvestre), prêtre, professeur et humaniste français, né à Paris, le 1" janvier 1760, mort à Montfermeil, le 16 octobre 1847. Il commença ses études au collège du Plessis, et les termina au collège Louis-le-Grand, où il eut pour condisciples Robespierre et le cardinal de Cheverus. Guillon , après avoir prit des cours de médecine, de sciences naturelles, et de sciences exactes, il fut nommé agrégé de réthorique à l'université en 1789. La même année il entra dans les ordres. Il sétait fait connaître par quelques publications, quand l'archevêque de Paris, de Juigné, le plaça premier élève dans l'établissement fondé par lui en faveur des aspirants a la chaire. Le jeune abbé se livra avec succès à la prédication.
Après, Chamfort, il rédigea les "Observations diverses sur les fables de La Fontaine".

a propos de MNS Guillon.

  Il a laissé un la Fontaine expliqué ; expliqué de la façon même que demandait Jean-Jacques Rousseau, dans l'Emile. Il y a tout l'abbé Guillon dans ce la Fontaine; à savoir l'homme à la fois versé dans les sciences naturelles, et dans les langues de l'Orient. Quelle fête c'était pour lui, de s'entourer de ces rares chefs-d'œuvre, de ces commentaires charmants ! Personne ici-bas, mieux que cet homme-là, n'était digne de faire aimer les fables de la Fontaine, en les faisant bien connaître. « Il savait l'air, il savait la chanson.
Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderne Par Joseph Fr. Michaud, Louis Gabriel Michaud


   M. Guillon a travaillé d'une manière plus savante et plus étendue : il a expliqué, dans do nombreuses remarques (au moins tel est son plan), les mots vieux et difficiles; il a cité les passages des classiques et ceux de nos anciens écrivains imités par le fabuliste; il a relevé avec une utile sévérité les fautes de langage, et indiqué les beautés de style et de pensée. Au commencement de chaque fable, il a nommé les auteurs qui, avant La Fontaine, ont traité les mêmes sujets, ceux mémo qui ont pu y faire accidentellement une courte allusion, et à la fin les poètes qui les ont traités après lui. Cette partie du travail de M. Guillon prouve une lecture peu commune, mais peut-être est-il allé trop loin en annonçant:
La Fontaine comparé avec ses modèles et ses imitateurs,...par Jean François Boissonade

Avant-propos - M.N.S. Guillon.

 

   J'offre aux admirateurs de La Fontaine, par conséquent à tous les âges et à toutes les conditions, un Ouvrage qui m'aurait épargné bien des recherches et procuré de douces jouissances, s'il eût été fait avant moi. Corneille, Racine, Despréaux, Molière, Malherbe lui-même, ont eu leurs Com- mentateurs ; comment se fait-il que La Fontaine n'en ait pas eu? C'est le seul hommage qui ait manqué à la mémoire de cet aimable écrivain, qui embellit la langue par ses négligences mêmes, et la perfectionna par ses chefs-d'œuvre. Il est vrai que M. Coste avait publié, sous le nom de Commentaire des Fables de la Fontaine, quelques notes éparses çà et là dans son édition, devenue classique. Futiles pour la plupart, sans intérêt comme sans goût, elles ne peuvent rien apprendre, ni à l'enfance que le genre de l'Apologue introduit dans un monde si différent de celui qu'elle va habiter, ni au jeune homme qui aime à se rendre compte du charme attaché à la lecture de La Fontaine, ni à l'étranger curieux d'étudier notre langue dans un de ses plus précieux monumens, ni à l'homme-de-lettres jaloux de pénétrer le secret de son génie, et de justifier, par des comparaisons entre les divers Fabulistes, les titres de sa supériorité. C'est pour suppléer à ce défaut, que, durant les années 1791 et 1792, nous employâmes à la composition de notre Commentaire, les loisirs que nous laissaient des études plus graves, et les fonctions importantes auxquelles nous étions attachés. Les événemens qui ont marqué le cours de ces mémorables années, suspendirent l'impression de cet Ouvrage ; mais il était complettement achevé ; il avait été soumis à l'examen de divers Littérateurs, lorsque l'on publia , en 1796, le Commentaire de Champfort sur les mêmes Fables. Quelque estime que l'on doive au travail de cet Académicien, nous avons cru que notre Ouvrage pouvait être encore utile, même après le sien ; et c'est dans cette confiance que j'ose le livrer au public. Voici l'ordre auquel nous nous sommes attachés dans toute la suite de cette édition. En tête de chaque Fable, et immédiatement après, vient une indication sommaire des Ecrivains et des Ouvrages, où le même sujet est traité, soit avant, soit depuis La Fontaine, ce qui établit en quelque sorte l'histoire universelle de l'Apologue , depuis sa naissance et chez tous les peuples comme dans toutes les langues, jusqu'à notre immortel La Fontaine, jusqu'à nos jours; travail immense, tout entier en résultats, qui mettant le Fabuliste français au centre des imitations qu'il a faites, et des imitations qu'il a fournies, le montre toujours admirable, toujours unique, soit qu'il emprunte sa lumière, soit qu'il la communique aux Ecrivains venus après lui. De courtes notes d'Histoire-Naturelle, apprennent aux enfans, ou rappellent à ceux qui ne le sont plus, les principaux traits dont se compose le caractère physique ou conventionnel des personnages qui paraissent sur la scène de l'Apologue. Sous le titre d'Observations diverses, notes de grammaire, de goût et d'érudition.

1°. Notes de grammaire. La Fontaine ne ressemble à personne : la langue est pour lui un pays de conquête. Où trouver un cours de grammaire à la fois plus utile et plus agréable, que dans les ouvrages d'un homme qui sut embellir sa langue de toutes les grâces de la nature, de tous les charmes de la plus riante imagination; et qui, marquant ses imperfections mêmes du sceau de son génie, a trouvé le secret d'en faire un genre de beautés qui n'appartiennent qu'à lui?

2°. Notes de goût et de critique, sur le modèle des observations que l'abbé Batteux a faites sur quatre seulement des chefs-d'œuvre de notre fabuliste. Ici c'est le plan du cé- ­lèbre Auteur des Principes de Littérature, mais plus développé, mais étendu à tous les Apologues; c'est un grand tableau substitué à une esquisse, c'est une vaste galerie à la place de quelques dessins.
3°. Notes d'érudition. La Fontaine s'était pénétré de la lecture des Anciens et de nos vieux Auteurs. Il avait recueilli dans sa personne ce que le poète J. B. Rousseau désigne ( dans son Epître à Chaulieu ) par
Ce bon esprit gaulois,
Que le gentil maître françois (Rabelais)
Appelle Pantagruélisme.
Nous rappelons les sources où il a puisé ; nous exposons ce qu'il doit à l'étude, à l'art, comme ce qu'il doit à la nature ; nous le comparons avec les Ecrivains qu'il reconnaissait pour ses maîtres dans l'art de penser et d'écrire. Au lieu d'une vie particulière de La Fontaine, qui se trouve par-tout, nous avons placé en tête de cet Ouvrage, l'éloge du Fabuliste, par M. de la Harpe , que nous avons préféré à celui de Champfort, comme étant plus historique, et offrant par-là un cadre naturel aux notes, où nous rassemblons, d'après d'Olivet, Bonnegarde, Montenaut, Naigeon, ce qui a été publié sur la personne et le talent de La Fontaine.
 

 

 







 

 

 



.
 

Les 50 pages les plus visitées Liens  Partenaires Webmaster Plan du site  Actualités des fabulistes.
Si vous avez des suggestions à apporter, des commentaires à faire au sujet d'une fable et d'un fabuliste ou des corrections à signaler. Merci d'avance. Contact.
  © Copyright 2005/2008. www.shanaweb.net tous droits réservés.