Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 
Les fabulistes, Gotthold-Ephraïm, Lessing.



Gotthold-Ephraïm, Lessing.

 Gotthold-Ephraïm, Lessing, a donné un grand essor à la littérature de son pays. Poète et critique allemand, il naquit à Kamenz , petite ville de la haute Lusace, le 22 janvier 1729 et mourut le 15 février 1781. Fils dre pasteur, il fut destiné aux études théologique mais il les abondonna très rapidement pour suivre ceux de la faculté de médecine. Après avoir délaissé les études de médecine il se tourna vers la littérature et la philosophie de Wolf. Il créa la société des acteurs du théatre de Leipzig. Lessing prit le départ vers Berlin pour suivre Mylius qui avait une grande influence sur lui et pour se livrer fructueusement à des travaux littéraires. Mais il ne resta que très peu de temps dans la capitale. Suivant les ordres de son père il reprit les études de l'exégèse et le dogme à Wittemberg. Mais comme à son habitude il se lassa très rapidement et retourna à Berlin après pris le degrer de Magister. Il gagnait sa vie en rédigeant des articles pour la Gazette de Vossen 1753 et en publiant quelques livres ( des fables pleines d'esprit, des épigrammes et des chansons) qui ont eu une belle estime du public.Auparavant il avait déjà publié quelques ouvrages dont : Le jeune savant, l'Athée, le Mysogine, ou l'ennemi des femmes, le trésor, etc... Son premier drame bourgeois en 1755 fut "Miss Sara Sampson" qui lui ouvrit la route vers la reconnaissance et le succès.
    En 1760, Lessing associé à Mendelssohn et à Nicolaï il publièrent "La bibliothèque des Belles-Lettres et des Lettres sur la Littérature". C'est pendant son séjour en Silésie qu'il composa avec succès le beau drame de "Minna Barnhelm". En 1769, il occupa le poste de bibliothécaire à Wolfenbüttel où il composa son autre chef-d'oeuvre, la tragédie d'Emilia Galetti ainsi que d'autres oeuvres. Mais Les Fragments d'un inconnu lui valurent de nombreux déboires et de grandes inimitiés qui lui gâchèrent les dernières années de sa vie.
    Lessing épousa une veuve en 1778, celle-ci décéda suite à un accouchement . Après cette perte , Lessing fatigué de vivre préssentit sa fin très prochaine. Lessing assailli par l'intolérance il développa une grande énergie pour se défendre. Son plus acharné antagoniste fut le Pasteur Goetze de Hambourg contre lequel il lança un pamphlet - "L'Anti-Goetze".
    Après s'être battu vaillament, après avoir toujours cherché la vérité, Lessing épuisé mourut à Brunswick alors âgé de cinquante-deux ans.
   
    Lessing a consacré trois ou quatre dissertations pour critiquer La Fontaine; lui reprochant d'avoir dénaturé l'apologue et d'avoir fait de la fable un vétitable pompon poétique. Lessing a surtout écrit des fables laconiques dans le style d'Esope.
   Lessing au fond de lui espérait qu'un jour un fabuliste étranger lui ferait l'honneur de mettre ses fables en vers.
" Mon style, disait-il, est dénué d'ornemens mais si je n'ai pas le bonheur d'amuser maintenant le monde , qui sait si je ne l'amuserai pas un jour ? On a bien mis en vers les anciennes fables d'Esope : qui sait ce qui est réservé aux miennes ? Si leur mérite les conserve dans la mémoire des gens de lettres, peut-être qu'un jour quelqu'un s'amusera à leur donner toute la gaieté possible."

Fables traduites en français.

   * Pour avoir une idée de ce grand écrivain allemand , voici quelques fables traduites en français :

- Apparition.
- L'Autuche.
- Le Cheval et le Taureau.
- Le Hibou et le chercheur d'or.
- Le Renard et la cigogne.

Fables en allemand.

- Das Geschenk der Feien.
- Das Roß und der Stier .
- Der Affe und der Fuchs.
- Der Besitzer des Bogens.
- Der Esel mit dem Löwen.
- Der Esel und das Jagdpferd

 







 

 

 



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