G
are! gare! je monte aux cieux » ,
Criait une fusée à trente pieds de terre,
En traçant dans les air» son sillon radieux.
— « Les deux sont un peu hauts, ma chère »,
Lui dit une hirondelle en la voyant si fière :
« Vous brillez, parce qu'il fait nuit;
Mais n'en déplaise à votre éclat suprême,
Vous vous élevez par autrui,
Vous retomberez de vous-même. »
Méprisant ce discours , que l'envie a produit.
La vive et brillante étrangère
Vole au séjour aérien :
Mais soudain, arrêtée en sa vaste carrière,
Elle serpente, tombe, éclate , et n'est plus rien.
- Messieurs les parvenus, qu'en mainte circonstance
A si bien servis le hasard.
Quoi qu'arrivés fort haut, un peu moins d'arrogance,
Et n'oubliez pas mon pétard.
** L'idée de celle fable est tirée des Journées au Village, de Ducray Dimini.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




