Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
Les fabulistes.
" Plus de 1500 fables, du plus célèbre fabuliste à celui qui est tombé dans l'oubli. "
Les fabulistes et les fables .
Il est pratiquement impossible de parler des fables sans penser à Jean de La Fontaine. Mais les fables existaient bien avant La Fontaine. On peut citer quelques figures emblématiques de ce genre de poésie : Esope, Phèdre, Avianus, Florian , Boisard etc...
Donc les fables existaient bien avant La Fontaine et ceci depuis la nuit des temps. A l'origine les fables étaient transmises oralement et cela jusqu'à l'apparition et la vulgarisation de l'écriture.
Mais il faut reconnaître que c'est grâce à La Fontaine que les fables deviennent populaires.
C'est aux fables d'Esope que Jean de La Fontaine a eu recours
surtout pour son premier recueil (1668). Jean de La Fontaine le reconnait lui même .
Seules quelques fables, une dizaine environ sont l'oeuvre de La Fontaine. D'ailleurs un hommage appuyé lui fut rendu dans "La vie d'Esope".
Mais lors de la rédaction de son deuxième recueil (1678) à défaut de nouvelles fables, a dû s'inspirer des contes orientaux.
Au IIIeme. siècle, Babrius, fabuliste méconnu, car son oeuvre s'était perdue. Elle ne fut retrouvée
qu'au XIXeme. siècle au monastère du Mont-Athos. Mais entretemps les fables passèerent entre les mains du moine Ignace, qui entreprit de les déformer en les réécrivant systématiquement. De ce fait, et suite à leur transformation, elles ne laissèrent que très peu de trace dans l'oeuvre de La Fontaine.
Après le nom d'Esope , d'autres noms reviennent souvent : Loqman, et Bidpaï. Ces deux fabulistes étaient des Orientaux, qui comme Esope auraient écrit de nombreux apologues.
Fabulistes Grecs.
Esope a vécu propablement au VIeme. siècle av. J.C. Concidéré comme le père des fables. Esope, Fabuliste grec, aurait été esclave phrygien puis affranchi. Babrius , Babrias , fabuliste peu connu.
Nevelet , En 1610 le Suisse Issac Nicholas Nevelet a traduit les fables d'Esope en latin. Phèdre Après Esope , c'est Phèdre que La Fontaine imita. Phèdre au XVIIeme. siècle était très peu connu. C'est grâce à François Pithou, qu'il fut redécouvert, et cela suite à un de ses manuscrits sauvé du Pillage de l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire. Avianus (IIeme. ou IVeme. siècle) a traduit 42 fables d' Esope en vers élégiaques en latin. Faërne, Faërne, (Gabriel), poète latin moderne né à Crémone au XVIe siècle, mort le 17 novembre 1561.
Fabulistes orientaux .
Après le nom d'Esope , d'autres noms reviennent souvent : Loqman, et Bidpaï. Ces deux fabulistes étaient des Orientaux, qui comme Esope auraient écrit de nombreux apologues. Bidpaï Fables Orientales Locman, Lukman, luqman.