Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
Charles Batteux.
Charles Batteux.
Charles Batteux, né près de Vouziers le 6 mai 1713 et mort à Paris le 14 juillet 1780, il fit ses études à Reims, puis entra dans les ordres et professa la rhétorique. A Paris il occupa la chaire d'humanités au collège de Lisieux. Avec le "Parallèle de la Henriade et du Lutrin" en 1746, il débuta dans la carrière de la critique.
En 1771, il publia, avec traductions et des remarques, "les quatre poétiques d'Aristote, d'Horace, de Vida et de Boileau". En 1774, sous le titre de "Principes de la Littérature" il réunit le "Traité des Beaux-arts, le Cours de Belles-Lettres, et le Traité de la Construction Oratoire".
L'année de sa mort il fit paraître un recueil de " Chefs-d-Oeuvres d'éloquence poétiques, à l'usage des jeunes orateurs".