Pierre La chambeaudie.     

Lachambeaudie (Pierre),
fabuliste français, né à Sarlat, en 1806. Après avoir reçu une éducation élémentaire, il suivit d'abord la carrière du commerce comme comptable; mais déjà il s'occupait de poésie. Il fut employé ensuite dans le chemin de fer de Roanne. En 1832 il adopta les doctrines saint-simoniennee, et fut un des adeptes qui pratiquèrent la nouvelle foi sociale à Ménilmontant. Les fables de Lachambeaudie furent couronnées deux fois par l'Académie Française.
Après la dissolution de cette société, M. Lachambeaudie dut avoir recours à sa plume pour vivre : c'est alors qu'il fit paraître ses Fables populaires, qui lui valurent de l'Académie Française le prix de deux mille francs fondé par M. de Maillé. Plus tard un nouveau prix vint l'encourager.
Après la revolution de février 1848. il se trouva compromis dans les clubs socialistes, fut arrêté à la suite des journées de juin, mais relâché presque aussitôt; il dut sa mise еn liberté autant à son caractère honnête et inoffensif qu'à l'intervention de Béranger, qui avait pour Lachambeaudie une estime particulière. Arrêté de nouveau, par mesure préventive, après le 2 décembre 1851, il était à bord du Duguesclin, en partance pour Cayenne, lorsque M. de Persigny fit commuer la peine de déportation en celle d'exil. Il se retira alors à Bruxelles, mais bientôt après il obtint la permission de rentrer en France.
Parmi les meilleures fables on cite :
Le Cheval et la Locomotive;
— La Goutte d'eau;
— La Source;
— L'Étoile et la Fleur; etc.
On lui reprocha souvent son manque d'imagination, de grâce et pas assez de variété et de couleur dans ses fables.
Lachambeaudie mourut à Paris le 7 Juillet 1872.




 

 

LACHAMBAUDIE (Pierre), né à Montignac, petite ville du département de la Dordogne, le 16 décembre 1807 , d'un père ancien officier et percepteur des contributions; il fit ses premières études dans le pensionnat de sa localité et ensuite sa philosophie au séminaire de Sarlat. Ses humanités terminées, il débuta comme tant de jeunes gens dont plusieurs sont aujourd'hui de hauts personnages, par se faire maître d'études, humble fonction qu'il exerça jusqu'en 1828 et dont il se délassait dans le commerce des Muses; car dès l'âge de dix ans la vocation poétique s'était manifestée chez lui par la composition d'une fable.

Il se fixa à Paris en 1833, et y publia en 1839 son premier recueil de fables. D'abord méconnu, il a fini par être placé, sans contestation, à la tête des fabulistes modernes. Ses fables, dont l'idée est toujours si ingénieuse et l'exécution si achevée, ont été couronnées deux fois par l'Académie, et neuf éditions successives sont loin d'en avoir épuisé la vogue. La dernière a paru chez Pagnerre, en 1851.
Les fabulistes populaires par Emile de la Bédollière.


Fables et poésies nouvelles (1865)




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