Krylov Ivan Andréevitch.

Krylov Ivan Andréevitch, est le plus célèbre fabuliste Russe. On dit qu'il est le "La Fontaine" des fabulistes de langue Russe. Krylov est né à Moscou le 2 Février 1768 et décède à Saint petersbourg le 9  Novembre 1844.

Ivan Andréiéwitch Kryloff naquit à Moscou en 1768. Un coup d'œil jeté sur sa vie contribuera mieux que tout le reste à nous faire connaître à la fois 'homme et l'écrivain. On y trouvera la ressemblance la plus étonnante avec notre bonhomme La Fontaine ; et cette ressemblance n'est pas un plagiat, car Kryloff, comme La Fontaine, n'arriva que bien tard à connaître son vrai talent, qui était la fable. Comme le fabuliste français, son éducation fut négligée et se fit au hasard ; comme lui, il s'essaya d'abord dans bien des genres, surtout dans la comédie, et sans succès ; comme lui, il était distrait, insouciant, paresseux; comme lui, il n'avait aucun goût pour la vie de famille : il aimait à rêver, à manger, il négligeait tout soin de tenue et de toilette; comme lui enfin, c'était un esprit délicat et curieux, amateur passionné de la langue nationale, dont il est le représentant le plus original et le plus complet....
....La famille de Kryloff était pauvre ; aussi, dès l'âge de quatorze ans, quoiqu'il n'eût aucune instruction réelle, aucune spécialité, il lui fallut entrer au service : il devint écrivain de bureau auprès de son père, avec de minimes appointements. Depuis ce moment jusqu'aux dernières années de sa vie, il exerça presque constamment des fonctions publiques dans différentes administrations. Ainsi, après avoir servi en province à Tver, il fut placé à Saint-Pétersbourg au cabinet de l'Empereur. De 1789 à 1795, il commença à s'occuper activement de littérature : il écrivit son roman intitulé la Poste aux esprits. Il donna des articles à plusieurs journaux, au Spectateur, au Mercure de Saint-Pétersbourg....
...Si nous passons en revue la plupart des fabulistes célèbres, nous reconnaîtrons la justesse de cette remarque. Le Phrygien Ésope ressemble assez à un sage de la Grèce, avec une pointe de malice et de satire; l'Arabe Lockmann et l'Indien Bidpaï me font l'effet de ces graves figures orientales, tempérant, par l'ingénieuse allégorie, la sévérité de la morale. Phèdre, esclave avant d'être affranchi, avait eu le temps de réfléchir sur les misères de l'humanité. Qui fut plus philosophe que La Fontaine, dans l'acception pratique du mot?...
...A quatorze ans, il traduisit une fable de La Fontaine qui fut admirée de plusieurs connaisseurs : c'était comme un pressentiment de son avenir. A seize ans, il composa un opéra en trois actes et en prose avec couplets; il avait pour titre Cafeïnitsa, c'est-à-dire la Diseuse de bonne aventure par le café. Un libraire amateur lui en donna soixante roubles. Il ne s'attendait pas à un si brillant succès ; sa joie se traduisit par un redoublement d'ardeur pour la lecture; il pria le libraire de le payer en livres, et reçut de lui Racine, Boileauet Molière; sa vieille mère fut ravie quand elle apprit ce succès. Trente ans plus tard, alors qu'il était devenu célèbre, il retrouva son acheteur qui n'avait pas utilisé sa pièce et la lui rendit : ce fut avec un vif plaisir que Kryloff relut cet essai de sa première jeunesse.



 

 

Fables :

I - Le Cheval et le Cavalier.
II - Les Musiciens.
III - La Corneille et la Poule.
IV - La Cassette.
V - La Fille à Marier.
VI - Le Parnasse.

VII - L'Oracle.
VIII - Le Bois et le Feu.
IX - L'Aigle et les Poules.
X - Les Singes.
XI - Le Quatuor.




Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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