Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
Madame Joliveau de Segrais ( Marie-Madelaine-Nicole-Alexandrine GEHIER)
Vainqueurs des Aquilons et des fongueux Autans,
Des chênes respectés des temps
Etaient l'orgueil de la nature ;
Ils protégeaient les champs et la verdure,
Quand on vit tout-à-coup d'insectes malfaisant
S'élever un épais nuage :
Des Chenilles au doux printemps
Dévorent leur tendre feuillage.
Soudain Flore et Zéphir désertent ce séjour,
Plus de fleurs, hélas ! plus d'amour:
Les Silvains , les jeunes Dryades
Ne viennent plus au son des flageolets,
Danser sous les ombrages frais;
On voit les timides Naïades ,
En proie aux satyres brûlans :
Vous allez donc tomber, protecteurs bien faisans !
Vous penchez votre front auguste ;
A vos pieds nous voyons déjà périr l'arbuste,
Les dieux ont déserte nos bois;
Des oracles sacrés on n'entend plus la voix :
Des insectes rampans, du sein de la poussière,
S'élevait à l'envi sur votre cime altière,
Insultent à nos maux. Fuyons... du haut des cieux
Quelle divinité m'apparaît en ces lieux ?
Tout renaît à sa voix : ô consolant prodige !
Par ses soins, on la voit ranimer chaque tige,
Purger l'air et frapper ces essaims odieux.
Arbres sacrés , pour vous le printemps va renaîtra ,
Le bonheur exilé pour nous va reparaître.
Tel on vit, ô patrie! un dévorant essaim,
De la fange sorti, te déchirer le sein ;
Le ciel l'a dissipé, taris enfin tes larmes ;
Sous ton Roi tu renais, tu reprendras tes charmes,
L'horizon épuré t'assure un jour serein.