Jupiter , la Colombe et le Serpent.     

Q

uand Jupiter se fut replacé dans le ciel,
On s'empressa d'offrir des dons sur son autel.
La Colombe simple et discrète ,
Dans son bec, en tremblant, offre une violette ;
Le dieu bienveillant l'accepta.
Le fier Serpent lui présente une rose ,
Vive, éclatante et fraîche éclose,
Avec dédain , le dieu la rejeta,
— Pourquoi, lui dit, l'animal en colère ,
Sourire à la Colombe, accepter son présent,
Et rejeter le mien, quand du sien il diffère,
Comme Jupin diffère de Titan ?
Jupin rit du flatteur, puis d'un ton imposant :
— La Colombe offre peu, mais son haleine est pure,
Son simple don n'a point contracté de souillure.
Ton souffle, vil Serpent, sur l'éclatant carmin ,
N'a pu qu'imprimer ton venin.
Le ciel a-t-il besoin d'offrande ?
C'est un coeur pur qu'il nous demande.





" Mémoires de la Société d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres Publié 1856 par Sainton, fils"




N'hésitez-pas à laisser des commentaires, de donner votre avis sur la fable ou l'article ; si vous le souhaitez répondez à ceux qui demandent des renseignements...
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.

blog comments powered by