Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
Madame Joliveau de Segrais ( Marie-Madelaine-Nicole-Alexandrine GEHIER)
Madame Joliveau de Segrais connue sous le nom d'Adeline Joliveau.
Fabuliste Française.
Madame A. Joliveau, née Gehier, naquit à Bar-sur-
Aube en 1756 et décédée le 27 décembre 1830 à Bar-Sur-Aube.
Madame Joliveau de Segrais ( Marie-Madelaine-Nicole-Alexandrine GEHIER) est plus connue sous le nom d'Adeline Joliveau.
Ayant épousé Joliveau, administrateur des messagerie royales, elle vint habiter Paris où elle perfectionna son éducation en apprenant l'anglais, l'italien, et le latin. Les fables de La Fontaine lui donnèrent le goût de la poésie.
Elle a publié en 1802 les "fables nouvelles en vers",
en six livres, dont certaines sont remarquables, suivies de quelques poésies.
Autres oeuvres de Madame Joliveau :
"Suzanne, poème quatre chants"
"Repentir, poème deux chants"
"Poésies Fugitives" en 1811.
"Mme. Joliveau qui ait su, marchant sur les traces
Je Florian, attacher son nom à quelques fables qui ne périront pas". diront certains.
" Parmi les dames françaises qui ont cultivé la poésie dans notre
siècle, madame Joliveau s'est fait distinguer par un recueil de fables
agréablement versifiées, dont elle a donné trois éditions de 1802à 1814."
" Mémoires de la Société d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres Publié 1856 par Sainton, fils"