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n villageois sensé , la moisson approchant,
Avec son jeune fils vint visiter son champ :
Qu'y voit-il? la terre couverte .
De bleuets, de pavots, et de mainte autre fleurs,
Mais peu d'épis et leur maigreur
Le faisait gémir de la perte .
Que lui causait son laboureur.
L'enfant ne pensait pas de même :
Ilétait d'une joie extrême
De voir ce spectacle nouveau.
Voyez, disait il à son père,
Ce bleu,ce jaune, ce ponceau!
Quelle variété ! que ce champ doit vous plaire !.
Notre jardin a-t il rien.de si beau?
Vous penser, aujourd'hui comme on pense à voire âge,
Lui dit le père, en soupirant :
Mais un jour devenu plus sage,
Vous penserez tout autrement.
Vous sentirez combien nous cause de dommage
Ce qui vous parait si charmant ;
Et ce qui vous plait davantage
Sera par votre main arraché promptement.
Ne jugez point sur l'apparence;
Rien, mon fils, rien n'est si trompeur :
C'est se former une vaine espérance
Que de compter sur un dehors flatteur.
Il en est de même des hommes :
Qu'on est trompé par leur extérieur!
On ne connait ce que nous sommes
Qu''aux qualités de l'esprit et du cœur.
Les fables de Grozelier:
Le villageois et son fils.
La Mère et ses Enfans.
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Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




