Grozelier - La Mère et ses Enfans.  

U

ne Mère avait trois En fans
Qu'elle aimait chacun d'amour tendre.
Elle tâchait, dans leurs amusemens ,
De pénétrer, leur humeur, leurs penchans,
Pour juger ce qu'un jour elle en devait at tendre.
En leur mettant quelquefois sous les yeux
Les simulacres des faux Dieux,
Elle disait : à qui, par préférence,
Si vous étiez venus dans ces tems d'ignorance,
Auriez-vous brûlé votre encens ?
Si j'étais né, dit l'un, dans ces malheureux tems,
J'aurais servi Phébus , l'auteur de la science.
Et moi j'aurais rendu mon hommage à Plutus,
Dit l'autre, sans détour : il donnait la richesse.
Le troisième répond : j'eusse adoré Vénus ,
C'est la mère de la tendresse.
Vous jugez, bien qu'à ces discours
La maman ne se tut : la morale eut son cours,
Faible contre-poison ; inutile éloquence :
Chacun dans l'âge mûr suivit pour la finance ,
Pour les plaisirs, les arts, les premiers sentimens,
Qui s'étaient formés dès l'enfance.
La mère en fut pour ses enseignemens.

Les fables de Grozelier:
Le villageois et son fils.
La Mère et ses Enfans.




N'hésitez-pas à laisser des commentaires, de donner votre avis sur la fable ou l'article ; si vous le souhaitez répondez à ceux qui demandent des renseignements...
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.

blog comments powered by