u tems que la Raison était dans son enfance,
C'était nouveau jeu chaque jour :
La Raison partageait alors avec l'Amour
Mille plaisirs où régnait l'innocence.
Un jour d'été , dans un bois, à l'écart,
Ils goûtaient à loisir, le charme de l'ombrage ,
Ecoutant des oiseaux le gracieux ramage ,
Quand du jeu de Colin-maillard
Amour donna l'invention première.
Tirons au sort, dit le dieu de Cythère,
Pour voir à qui de nous il écheoira
D'être bandé. Sur le champ on tira :
La courte-paille en fit l'affaire.
L'Amour perdit, il se mit en colère.
Quand il fut appaisé , la Raison le banda ;
Puis, sans faire de bruit la belle s'évada.
L'Amour têta, chercha, courut de plaine en plaine,
Afin d'obliger la Raison
De tirer ses yeux de prison ;
Mais hélas ! sa peine fut vaine:
Le dieu des cœurs depuis n'a point vu la clarté ,
Et la Raison l'a toujours évité.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




