e dieu de l'Intérêt et le dieu de l'Amour
Chez certain paysan se trouvèrent un jour.
L'aventure était rare : un même domicile
Par eux n'était guère habité
Chacun allait de son côté,
L'un au plaisir, l'autre à l'utile.
Voici, dit l'Intérêt, un enfant bien nippé :
Beaux traits dorés , carquoi d'ébène.
La dupe paraît bonne, et je suis bien trompé
Si je n'en tire quelque aubaine.
Veux-tu jouer, fils de Cypris!
J'ai des bijoux à ton usage ;
Pour quelque argent prêté je les reçus en gage ;
Brasselets de cheveux entourés de rubis,
Bagues de sentiment qui couvrent un mystère :
C'est autant de trésors. A qui le dites-vous ?
Je connais, dit l'Amour, le prix de ces bijoux,
Le tarif en est à Cythère.
Çà jouons : masse un trait ; paroli ; masse trois;
Va le reste de mon carquois.
Facilement l'Amour se pique :
L'Intérêt, habile narquois,
A bientôt raflé la boutique.
L'enfant dévalisé s'envole au fond des bois
Cacher sa défaite et ses larmes.
Son empire est soumis à de nouvelles lois.
L'Intérêt règne seul, et dispose des armes
Dont l'Amour usait autrefois.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




