Le Joueur et le Mendiant.    
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n aigrefin doré, comme l'on en voit tant,
Filant la carte et fréquentant
Les Cafés et les jeux plus souvent que le prône,
A lui vit accourir un Pauvre haletant,
Qui, d'un ton assez fier, lui demanda l'aumône.
Notre aigrefin, surpris de cet air cavalier,
Lui répondit : L'ami, vous êtes familier,
Me connaissez-vous donc ? — Monsieur le petit maître,
Répliqua celui-ci, nous devons nous connaître,
Ceci soit dit sans vous humilier :
N'est-ce pas vos pnreils et ceux qui les secondent,
Qui font que dans Paris les Mendians abondent ?

Du vice maintenant le triomphe est aisé,
Ne le condamnons plus, il est autorisé.







Fables d'Etienne Gosse, Membre de la société Philotechnique. Paris - 1818.





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