nsectes paresseux! sur l'herbe et sur les fleurs
Je vous vois promener sans cesse
Une inutile vie et d'oisives erreurs.
Que ne m'imitez-vous ? Jamais de la paresse
N'approchent de moi les langueurs.
Dès le matin, sur ces ormeaux perchée,
"Et sous leur feuillage cachée,
Tandis que l'été dure, à l'écho de ces lieux
Je donne à répéter mes chants harmonieux.
Ainsi, non sans aigreur, parlait une Cigale
Aux Insectes divers dont un champ était plein :
Puis elle reprenait l'uniforme refrein
De sa chanson toujours égale.
L'un d'eux lui répondit enfin :
Trop infatigable ouvrière,
Avant de nous blâmer avec tant de fracas,
Tu devrais nous montrer à quoi sert ici-bas
Ce bruit aigu que tu sais faire ;
Car, à te parler franc, nous ne le voyons pas.
Poètes mes amis, de nos rimes futiles
Tirons un peu moins vanité.
Pour quelques légers riens sommes-nous des Virgiles?
De quel fruit sont nos chants à la société?
Pour censurer l'oisiveté,
Il faut, par des travaux plus grands et plus utiles ,
Avoir instruit, charmé et servi l'Humanité.
Prologue.
Le vieux Rossignol.
La Chouette et l'Alouette.
La Cigale et les autres Insectes.
Le Vieux pêcher.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




