L'Aigle et le Cerf-Volant.    

U

n frêle cerf-volant
Bien doré, bien luisant,
Bouffi d impertinence
Encor plus que de vent,
Voulait passer dans l'air pour oiseau d'importance ;
Caracoloit, planoit, se perdoit dans les cieux,
Alloit, venoit, brilloit, faisoit voler sa queue,
Et jaune, et rouge, et bleue,
Sur le bec de l'oiseau du souverain des dieux;
L'aigle rit, et lui dit : Étranger assez leste,
Je t'aurois cru né dans ces lieux ;
Mais ce ton insolent que tout vrai grand déteste,
Ce fil un peu terreux à ta suite emporté,
Ont démenti ton air céleste,
Et m'ont appris la vérité.




Les fables d'Etienne Fumars :
L'enfant Et Le Bateau.
Le Troupeau qui voulait de Chien.
L'Aigle et le Cerf-Volant.




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