Q
ue ton destin me fait envie ,
Disait l'âne un jour au mouton ;
Tranquille en cette prairie ,
Dans l'herbe jusqu'au menton ,
Sans soin, sans inquiétude ,
Tandis que soir et matin ,
Dans ma triste servitude,
Je porte les sacs au moulin.
Quoique chargé de farine ,
Souvent un maigre chardon ,
Que chemin faisant je butine ,
Me fait plier sous le bâton.
Le mouton , bon , humain, fut sensible à sa peine ,
Et dit : « Pauvre Martin, vas, plains aussi mon sort !
Demain , pelé , tondu , dépouillé de ma laine ,
Nous sommes tous soumis à la loi du plus fort ;
Je l'éprouve ; et bien loin de te porter envie ,
Mon malheureux destin a droit de le toucher
Hélas ! ma pauvre mère hier perdit la vie !
Las ! je l'ai vu livrer au couteau du boucher. »
Vit-on jamais sur la machine ronde
Un seul content de son état ?
Je l'ignore ; et celui qu'on croit heureux au monde
Prouverait le contraire en bon certificat.
Le Papillon, le Zéphir et la Rose.
Le Bon Conseiller.
Le singe et le Pérroquet.
L'Hirondelle et le Pigeon.
Le Myrte et le Cyprès.
L'Ane et le Mouton.
L'Encensoir et la Trompette de la Renommée.
L'Ambition, la Fortune et le Bonheur.
La Grenouille et le Boeuf.
Le Jardinier fleuriste et la Modiste.
La Rose et la Sensitive.
L'Araignée et le Ver à soie.
Les deux Voisins.
Avis au Barbons .
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by









"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




