L
e chien, avec un coq, entreprît un voyage ,
D'abord, dans on même arbre ils passèrent la nuit
Le coq monta sur le plus haut branchage ;
Le chien, dans le tronc creux, établit son réduit.
Dès le matin, le coq fit son ramage ;
Aussitôt un renard, de bonne heure éveillé,
Vint à lui, le pria de vouloir bien descendre,
Disant que de son chant, surpris, émerveillé,
Plus longuement il ne pouvait attendre ,
Qu'il voulait embrasser l'aimable musicien
Qui venait de chanter, et de chanter si bien.
Le coq, qui reconnut sa louange traîtresse,
Lui dit, avec la même adresse :
Je n'ai pas de plus grand désir
Que de voua donner du plaisir ;
Mais, si vous voulez que je sorte ,
Il faut éveiller le portier,
Afin qu'il nous ouvre la porte ;
Oserais-je vous en prier ?
Le chien, au premier coup, sortit de sa demeure ;
malheureux renard pensa mourir de peur ;
Il fuit , le chien le prit et l'étrangla sur l'heure.
C'est le vrai droit du jeu de tromper le trompeur.
Fables liées :
Esope : Du Chat et du Coq.
Les fables de Gabriele Faërne, Gabrile Faerno:
Jupiter et le Limaçon.
Le Chien, le Coq et le Renard.
Le Chat et le Coq.
Le Devin.
Le Paysan et le Cavalier.
Les Anes et Jupiter.
Mercure et un Sculpteur.
Faërne en Latin :
Formica et Cicada.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




